Et bien là c'est vrai, le temps des fêtes est à nos portes. J'espère que vous aurez tous des journées de repos pour bien vous amuser en famille, entre amis ou pour aller jouer dehors.
Je tenais à vous souhaitez à tous ainsi qu'à vos proches de très Joyeuses Fêtes et une très belle année 2010. De la santé, du bonheur et la réalisation des projets que vous chérissez.
Je quitte cette nuit pour le Maroc et je serai de retour à Niamey le 6 janvier. Je ne peux pas vous promettre que j'ajouterai des messages pendant cette période, mais soyez assuré qu'à mon retour je partagerai les beaux moments que nous aurons vécu dans ce pays du Maghreb.
Prenez soin de vous et à très bientôt.
lundi 21 décembre 2009
jeudi 17 décembre 2009
mercredi 16 décembre 2009
DES PHOTOS
Comme vous le savez déjà, je n'ai plus de caméra, mais j'ai un ami américain qui a bien voulu me transférer les photos qu'il a prises. J'en aurai peut-être d'autres bientôt. Je peux donc partager avec vous des images de mon quotidien à Niamey.
Je ne vous ai pas oublié, mais la majorité de mon temps a été mis sur la rédaction finale de mon travail de stage pour mon certificat. Le livrable étant vendredi, il ne reste que quelques heures et j'aurai terminé. Quelques heures parce que vendredi c'est la Fête de l'Indépendance ici et tout est fermé donc je dois envoyer le tout demain.
C'est assez ranquille au boulot puisque mes trois dernières formations auront finalement lieu les 8,9 et 14 janvier. En ce moment, je rédige la première partie du plan de communication à partir du contenu qui est ressorti lors des trois premières formations.
Également, j'ai vu poste fort intéressant à Montréal au CISO (Centre international de la solidarité ouvrière), j'ai mis plusieurs heures à rédiger ma lettre de motivation. Vous devez sûrement vous demander, "ton projet n'était pas de travailler à l'étranger?". Oui, tout à fait, mais puisque je ne veux pas repartir sans mon chum et bien on se donne un maximum de deux ans pour qu'il fasse ces propres démarches et qu'il trouve des opportunités dans son domaine. Il est probablement plus difficile à placer que moi.
Chez nous au Québec c'est la neige et le froid et le temps des Fêtes qui arrivent à grans pas. Pour ceux qui n'aiment pas l'hiver soyez courageux, ça prend toujours fin et pour ceux qui aiment l'hiver et bien profitez en bien et allez jouer dehors.Je vous reviens pour les voeux officiels. Il est encore un peu tôt.
lundi 7 décembre 2009
PETIT TRAIN-TRAIN QUOTIDIEN
Et oui! Ici aussi le quotidien s’installe. C’est le boulot la semaine, les courses et le repos le week-end. La température est à son meilleure. On peut maintenant s’installer au soleil sans cuire. Les journées à la piscine sont très agréables.
Dans moins de vingt jours c’est Noël. La folie des fêtes bat sûrement son plein chez nous. Vous devez tous commencer à penser à vos préparatifs. Je vais être honnête avec vous, je ne vous envie pas. Probablement, parce que je suis ici depuis bientôt deux mois, mais je n’ai pas du tout l’esprit aux fêtes. Par contre, j’ai bien hâte à cette période pour une raison bien différente. Je vais retrouver mon amoureux le 23 décembre. Nous seront ensembles pour 22 jours. Je me suis déjà mise à compter les dodos.
On a de supers beaux plans. On se retrouve le 23 au matin à Casablanca (je trouve ça tout à fait romantique, ça me fait penser au film) et on passe 10 jours à se promener au Maroc. Notre pied à terre sera à Essaouira, une petite ville côtière sur le bord de la mer. On revient à Niamey le 6 janvier et Richard repart le 14 janvier. Et moins de trois semaines après je retourne à la maison. Le temps passe très vite même si parfois j’ai trouvé le temps long plusieurs soirs. Les choses sont différentes maintenant, j’ai fait des rencontres alors je bouge un peu plus. La cadence me convient très bien. Cela dit, c’est sûr que je veux repartir et pour des mandats à long terme, mais jamais sans mon chum. De toute façon, le projet de s’expatrier et de coopérer avec les pays dans le besoins c’est un projet commun.
Dans moins de vingt jours c’est Noël. La folie des fêtes bat sûrement son plein chez nous. Vous devez tous commencer à penser à vos préparatifs. Je vais être honnête avec vous, je ne vous envie pas. Probablement, parce que je suis ici depuis bientôt deux mois, mais je n’ai pas du tout l’esprit aux fêtes. Par contre, j’ai bien hâte à cette période pour une raison bien différente. Je vais retrouver mon amoureux le 23 décembre. Nous seront ensembles pour 22 jours. Je me suis déjà mise à compter les dodos.
On a de supers beaux plans. On se retrouve le 23 au matin à Casablanca (je trouve ça tout à fait romantique, ça me fait penser au film) et on passe 10 jours à se promener au Maroc. Notre pied à terre sera à Essaouira, une petite ville côtière sur le bord de la mer. On revient à Niamey le 6 janvier et Richard repart le 14 janvier. Et moins de trois semaines après je retourne à la maison. Le temps passe très vite même si parfois j’ai trouvé le temps long plusieurs soirs. Les choses sont différentes maintenant, j’ai fait des rencontres alors je bouge un peu plus. La cadence me convient très bien. Cela dit, c’est sûr que je veux repartir et pour des mandats à long terme, mais jamais sans mon chum. De toute façon, le projet de s’expatrier et de coopérer avec les pays dans le besoins c’est un projet commun.
lundi 30 novembre 2009
LA TABASKI, VOUS CONNAISSEZ?
Et bien moi avant que Bruno, mon collègue d’université, m’en parle et me montre des photos ça me disait absolument rien. Pour ceux que ça intéresse j’ai trouvé un texte qui explique bien l’origine de cette fête aussi appelé « Fête du sacrifice » ou « Fête du mouton ». Ne vous inquiétez pas, avant de vous le soumettre, j’ai vérifié auprès des nigériens l’exactitude de ce qui était écrit.
« Cette fête commémore la soumission d'Ibrahim à Dieu, symbolisée par l'épisode où il acceptait d'immoler son fils Ismaël sur l'ordre d'Allah, celui-ci envoyant au dernier moment un mouton par l'entremise de l'archange Gabriel pour remplacer l'enfant comme offrande sacrificielle. En souvenir de cette soumission totale d'Ibrahim à Dieu, les familles musulmanes sacrifient un mouton ou un bélier, mais parfois d'autres animaux comme des vaches ou des chèvres, en l'égorgeant, couché sur le flanc gauche et la tête tournée vers La Mecque, après la prière et le sermon de l'aïd. »
Maintenant dans la réalité, voici comment ça se passe. La journée qui précède la fête, il y une agitation palpable dans toute la ville. Il y a plus de congestion dans les rues surtout près des marchés. Partout, on vend du bois pour le feu ou les grands bâtons de bois pour enfourcher le mouton. On sent vraiment de l’électricité dans l’air. Tout le monde est joyeux. Ça s’en vraiment la fête.
Le jour même après la messe du matin, on se met à la tâche. Ce que je ne sais pas c’est à quel moment qu’on égorge le mouton. Cela dit, après la messe, on retire la peau, on le vide et on l’enfourche sur deux longs bâtons placés en x pour le cuire tranquillement toute la journée. On m’a dit que les moutons sont partagés de la façon suivante : une moitié pour la famille et l’autre moitié est offerte à ceux qui n’ont pas pu s’acheter un mouton. Il faut savoir qu’un mouton s’est pas donné et plusieurs s’endettent et un bon nombre d’entre eux en on vraiment pas les moyens.
Vous imaginez que ça fait pas mal de nourriture d’un seul coup. Ils arrivent à le conserver en le découpant en morceaux et en le mettant dans l’huile.
De voir ces moutons, partout dans la ville, enfourchés à cuire sur la braise c’est assez impressionnant pour nous occidentaux. Il y a un taximan qui m’a demandé si on avait des musulmans au Canada. Il ne comprenait pas qu’ils ne fêtaient pas la Tabaski de cette façon. J’imaginais la scène chez nous, ça m’a bien fait sourire.
Le lendemain, en tout cas dans mon quartier, c’est comme si rien ne c’était passé. Le calme était revenu.
« Cette fête commémore la soumission d'Ibrahim à Dieu, symbolisée par l'épisode où il acceptait d'immoler son fils Ismaël sur l'ordre d'Allah, celui-ci envoyant au dernier moment un mouton par l'entremise de l'archange Gabriel pour remplacer l'enfant comme offrande sacrificielle. En souvenir de cette soumission totale d'Ibrahim à Dieu, les familles musulmanes sacrifient un mouton ou un bélier, mais parfois d'autres animaux comme des vaches ou des chèvres, en l'égorgeant, couché sur le flanc gauche et la tête tournée vers La Mecque, après la prière et le sermon de l'aïd. »
Maintenant dans la réalité, voici comment ça se passe. La journée qui précède la fête, il y une agitation palpable dans toute la ville. Il y a plus de congestion dans les rues surtout près des marchés. Partout, on vend du bois pour le feu ou les grands bâtons de bois pour enfourcher le mouton. On sent vraiment de l’électricité dans l’air. Tout le monde est joyeux. Ça s’en vraiment la fête.
Le jour même après la messe du matin, on se met à la tâche. Ce que je ne sais pas c’est à quel moment qu’on égorge le mouton. Cela dit, après la messe, on retire la peau, on le vide et on l’enfourche sur deux longs bâtons placés en x pour le cuire tranquillement toute la journée. On m’a dit que les moutons sont partagés de la façon suivante : une moitié pour la famille et l’autre moitié est offerte à ceux qui n’ont pas pu s’acheter un mouton. Il faut savoir qu’un mouton s’est pas donné et plusieurs s’endettent et un bon nombre d’entre eux en on vraiment pas les moyens.
Vous imaginez que ça fait pas mal de nourriture d’un seul coup. Ils arrivent à le conserver en le découpant en morceaux et en le mettant dans l’huile.
De voir ces moutons, partout dans la ville, enfourchés à cuire sur la braise c’est assez impressionnant pour nous occidentaux. Il y a un taximan qui m’a demandé si on avait des musulmans au Canada. Il ne comprenait pas qu’ils ne fêtaient pas la Tabaski de cette façon. J’imaginais la scène chez nous, ça m’a bien fait sourire.
Le lendemain, en tout cas dans mon quartier, c’est comme si rien ne c’était passé. Le calme était revenu.
dimanche 22 novembre 2009
AU COEUR DE L'ACTION
Pour ce qui est de la santé, tout est revenu dans l’ordre. Je suis en pleine forme. La chaleur et bien, le temps froid fait bel et bien son apparition. Le matin autour de 20 degrés et le jour ça peut atteindre 32 à 34 degrés. Un temps sec très agréable. Un inconvénient, la douche du matin. Ça prend un certain courage avant de s’y lancer. On a un chauffe-eau, mais il n’est pas fonctionnel. On court après notre proprio pour voir si on peut s’en servir.
Cette semaine, j’ai entamé le cœur de mon mandat. Au total, j’ai planifié réaliser six formations avec mes collègues d’ADD. Un petit rappel, mon travail consiste à du renforcement de capacités pour l’élaboration de leur plan de communication et du plan d’action qui en découle. Au total, huit personnes participent aux formations. Nous avons complété trois des six formations. Honnêtement, je ne m’attendais pas à autant d’efficacité de leur part. HA! Les préjugés ce que ça peut faire. Ils sont à l’heure (bon à 15 minutes près), ils démontrent beaucoup d’intérêt et ils participent activement aux exercices que je leur propose. En plus, l’ensemble de notre démarche se fait dans une atmosphère conviviale avec un bon sens de l’humour. Un fait intéressant, ils arrivent difficilement à déterminer les forces et faiblesse de leurs concurrents. Ce n’est vraiment pas dans leur nature de se comparer. On devra revenir sur ce point, c’est crucial pour approcher les partenaires financiers et techniques.
Je me permets de commenter quelque peu la performance de la formatrice. Je me découvre de nouveaux talents. Je suis très à l’aise et je semble avoir une facilité à vulgariser la matière que je dois partager. En trois formations, nous avons accompli une somme de travail impressionnant.
J’ai pensé que je ne vous avais pas vraiment parlé de la bonne bouffe qu’on se prépare. Pour vous donner un aperçu de nos menus : poulet au gingembre, sauce à spaghetti, hamburger accompagné de frites maison, ragoût de bœuf, pâte arrabiata, poisson grillé. C’est sûr que le riz revient souvent comme accompagnement, mais on arrive à bien se nourrir. Ce matin, on s’est préparé de bonnes crêpes. J’ai reçu le sirop d’érable que je m’étais envoyé. Un pur délice.
Cette semaine, j’ai entamé le cœur de mon mandat. Au total, j’ai planifié réaliser six formations avec mes collègues d’ADD. Un petit rappel, mon travail consiste à du renforcement de capacités pour l’élaboration de leur plan de communication et du plan d’action qui en découle. Au total, huit personnes participent aux formations. Nous avons complété trois des six formations. Honnêtement, je ne m’attendais pas à autant d’efficacité de leur part. HA! Les préjugés ce que ça peut faire. Ils sont à l’heure (bon à 15 minutes près), ils démontrent beaucoup d’intérêt et ils participent activement aux exercices que je leur propose. En plus, l’ensemble de notre démarche se fait dans une atmosphère conviviale avec un bon sens de l’humour. Un fait intéressant, ils arrivent difficilement à déterminer les forces et faiblesse de leurs concurrents. Ce n’est vraiment pas dans leur nature de se comparer. On devra revenir sur ce point, c’est crucial pour approcher les partenaires financiers et techniques.
Je me permets de commenter quelque peu la performance de la formatrice. Je me découvre de nouveaux talents. Je suis très à l’aise et je semble avoir une facilité à vulgariser la matière que je dois partager. En trois formations, nous avons accompli une somme de travail impressionnant.
J’ai pensé que je ne vous avais pas vraiment parlé de la bonne bouffe qu’on se prépare. Pour vous donner un aperçu de nos menus : poulet au gingembre, sauce à spaghetti, hamburger accompagné de frites maison, ragoût de bœuf, pâte arrabiata, poisson grillé. C’est sûr que le riz revient souvent comme accompagnement, mais on arrive à bien se nourrir. Ce matin, on s’est préparé de bonnes crêpes. J’ai reçu le sirop d’érable que je m’étais envoyé. Un pur délice.
samedi 14 novembre 2009
OUF! PAS FACILE CELLE-LÀ
Ce n’est pas par manque de temps que vous n’avez pas eu de nouvelles récentes. Je viens de passer une semaine assez éprouvante. Ma grippe a viré en bronchite, j’ai eu le palu et ce qui a été le plus douloureux c’est une gastro, d’une ampleur que je n’ai jamais vécu, causée par des bactéries. La totale comme on dit. C’est quand même spécial, je prends mes pilules de prévention contre la malaria, on mange presque qu’exclusivement à la maison donc légumes trempés avec de l’eau de javel au moins trente minutes et tout est bien cuit et je bois de l’eau embouteillée. Ici, on dit que la chaleur, dont je vous parle assez souvent, est souvent la cause de maladie pour les blancs. Cela dit, il n’y a pas mort d’homme. Je me repose et ça va aller.
En tout cas, je peux vous dire que j’ai reçu des soins extraordinaires. J’étais dans une clinique, imaginez un mini hôpital, médecins et soins infirmiers 24 heures sur 24. Un service très professionnel et attentionné. On m’a fait une batterie de tests dont une échographie et tous les résultats en moins d’une heure. J’y ai passé trois jours dont une nuit, du soluté à plusieurs reprises et tout ça pour un total de 200 $ incluant tous les médicaments. J’aurais envie de proposer à notre ministre de la santé de venir faire un tour ici.
Ce qui était extraordinaire aussi c’est le support que j’ai eu. Ramatou, d’ADD, m’a accompagnée tout le temps (pour le transport et s’assurer que j’étais bien installée et qu’il ne me manquait de rien). Elle est venue me voir avec une collègue. Le patron est venu aussi. Mon coloc m’a préparé une soupe au poulet et nouille, un ami nigérien est venu me visiter et même la représentante de l’ambassade est venue faire son tour en emportant une caisse d’eau embouteillée par-dessus le marché.
Ce qui est malheureux dans tout ça c’est que toutes mes entrevues pour mes formations et mon travail de stage ont été manquées. Il ne faut surtout pas que je stresse, mais j’ai des livrables. Comme on dit, une journée à la fois et je vais y arriver. Tous me disent, il faut que tu fasses les choses lentement, que tu saches te reposer. Alors, je vais les écouter.
En tout cas, je peux vous dire que j’ai reçu des soins extraordinaires. J’étais dans une clinique, imaginez un mini hôpital, médecins et soins infirmiers 24 heures sur 24. Un service très professionnel et attentionné. On m’a fait une batterie de tests dont une échographie et tous les résultats en moins d’une heure. J’y ai passé trois jours dont une nuit, du soluté à plusieurs reprises et tout ça pour un total de 200 $ incluant tous les médicaments. J’aurais envie de proposer à notre ministre de la santé de venir faire un tour ici.
Ce qui était extraordinaire aussi c’est le support que j’ai eu. Ramatou, d’ADD, m’a accompagnée tout le temps (pour le transport et s’assurer que j’étais bien installée et qu’il ne me manquait de rien). Elle est venue me voir avec une collègue. Le patron est venu aussi. Mon coloc m’a préparé une soupe au poulet et nouille, un ami nigérien est venu me visiter et même la représentante de l’ambassade est venue faire son tour en emportant une caisse d’eau embouteillée par-dessus le marché.
Ce qui est malheureux dans tout ça c’est que toutes mes entrevues pour mes formations et mon travail de stage ont été manquées. Il ne faut surtout pas que je stresse, mais j’ai des livrables. Comme on dit, une journée à la fois et je vais y arriver. Tous me disent, il faut que tu fasses les choses lentement, que tu saches te reposer. Alors, je vais les écouter.
vendredi 6 novembre 2009
ENFIN! DES PHOTOS



Le reste de la semaine a été assez tranquille. Lundi, lors de notre mission, j’avais un fichu mal de gorge. Le tout a viré en toux et de la fièvre. Je donc resté au lit toute la journée de jeudi. J’approche de la fin.
Comme promis, je vous envoie des photos. J’ai fait un petit montage pour que cela soit moins ennuyant. Vous avez le Grand Hôtel et la vue qu’on a de là et une autre série prise lors de ma visite dans les écoles en périphérie de Niamey.
En passant, je ne reçois pas beaucoup de commentaires sur mon blog. Vous n’êtes pas obligé, mais je vous avoue que j’aimerais bien ça. Au plaisir de vous lire.
Comme promis, je vous envoie des photos. J’ai fait un petit montage pour que cela soit moins ennuyant. Vous avez le Grand Hôtel et la vue qu’on a de là et une autre série prise lors de ma visite dans les écoles en périphérie de Niamey.
En passant, je ne reçois pas beaucoup de commentaires sur mon blog. Vous n’êtes pas obligé, mais je vous avoue que j’aimerais bien ça. Au plaisir de vous lire.
mercredi 4 novembre 2009
Y'A DE L'ACTION
Niamey est en pleine action cette dernière semaine. La FIMA (Festival international de mode africaine) vient prendre fin. Un événement très couru à l’échelle internationale. Il y avait des journalistes et des designers de partout dans le monde. Surprenant qu’un événement d’une telle ampleur est lieu dans un pays aussi enclavé, aussi pauvre et musulman. Je sais que l’an dernier notre designer québécois, Jean-Paul Gauthier, était présent avec sa collection. On aurait bien aimé y assister, mais on n’a pas réussit à avoir des passes. Il paraît que l’aménagement sur le bord du fleuve était assez impressionnant.
Également, depuis samedi dernier, se déroule pour dix jours, le SAFEM (Salon artisanale des femmes) parrainé par la première dame. Le talent des femmes de l’Afrique de l’ouest est mis à l’honneur. C’est tout près de chez nous. Samedi, on allait faire un tour et on se promet d’y retourner dimanche prochain. On va pouvoir acheter de beaux objets à un prix pas mal raisonnable. Je me suis quand même laissé tenter par une paire de sandale en cuir faite sur mesure au prix de 15$.
Dimanche, la farniente. La piscine au Grand Hôtel. Et lundi, et bien, une grande surprise. M. Amadou m’appelle vers 8h20. Il m’informe qu’ils m’attendent pour une réunion et qu’on part pour la journée en périphérie de Niamey. Ce que je ne vous ai pas encore dit, c’est que nous sommes plutôt confinés à Niamey. Depuis la prise d’otage de deux canadiens de l’ONU en 2008, le Canada est un peu nerveux. J’ai fait acte de présence à l’Ambassade et j’ai rencontré le responsable. Je voulais connaître la marge de manœuvre que j’avais pour me déplacer au Niger. Malheureusement, elle est plutôt limitée, mais la périphérie de Niamey est possible à certaines conditions.
Alors, là quelle journée. Complètement baigné dans une autre culture, sans aucun repère. Honnêtement, j’étais bouche baie d’une certaine façon, mais aucunement mal à l’aise. Ils sont vraiment accueillants et il se dégage un certain respect des deux côtés. Notre mission (j’aime bien la sonorité de ce mot), farce à part, s’en était une. Alors donc, nous allions distribuer du matériel scolaire, offert par Oxfam, dans trois écoles, faire l’inventaire du matériel remis et recueillir de l’information à partir d’un questionnaire établit auprès de trois groupes (élèves, parents et enseignants). J’ai beaucoup observé et j’ai participé. On m’a offert de relever les informations auprès d’un groupe d’enseignants. Je n’arriverai pas à trouver les mots justes, il faut le vivre. Ces enseignants sont totalement dévoués avec tellement peu de moyens. Ils y croient, tout simplement. Il y a eu aussi un autre moment magique. Environ cinquante enfants se sont approchés de moi pour finalement presque m encerclé. J’ai commencé à faire, vous savez quand on tape dans la main de l’autre et un vent de rire c’est propagé. Alors là, j’ai levé les mains dans les airs et ils ont tous fait le même geste. Wow! Vraiment magique. Ma journée c’est terminée par une visite chez une des enseignantes qui vie dans le village tout à côté de l’école. Je vous dis village, c’est vite dit. Oui, y’a des gens qui en arrachent chez nous, mais ici c’est la majorité Sa fille de 20 ans venait d’accoucher d’une petite fille, il y a de ça trois jours. L’enseignante était très heureuse et très fière de nous présenter sa petite fille. En la quittant, elle m’a remercié d’avoir accepté de venir chez elle. OUF! Je suis sortie de là ébranlée, mais reconnaissante. Je peux vous dire que ces images sont marquées dans ma mémoire pour le reste de ma vie. Je peux vous dire aussi que je suis retournée à la maison ravie, mais complètement vidée.
Vous aurez des photos bientôt. François en a pris au Grand Hôtel et en périphérie.
Également, depuis samedi dernier, se déroule pour dix jours, le SAFEM (Salon artisanale des femmes) parrainé par la première dame. Le talent des femmes de l’Afrique de l’ouest est mis à l’honneur. C’est tout près de chez nous. Samedi, on allait faire un tour et on se promet d’y retourner dimanche prochain. On va pouvoir acheter de beaux objets à un prix pas mal raisonnable. Je me suis quand même laissé tenter par une paire de sandale en cuir faite sur mesure au prix de 15$.
Dimanche, la farniente. La piscine au Grand Hôtel. Et lundi, et bien, une grande surprise. M. Amadou m’appelle vers 8h20. Il m’informe qu’ils m’attendent pour une réunion et qu’on part pour la journée en périphérie de Niamey. Ce que je ne vous ai pas encore dit, c’est que nous sommes plutôt confinés à Niamey. Depuis la prise d’otage de deux canadiens de l’ONU en 2008, le Canada est un peu nerveux. J’ai fait acte de présence à l’Ambassade et j’ai rencontré le responsable. Je voulais connaître la marge de manœuvre que j’avais pour me déplacer au Niger. Malheureusement, elle est plutôt limitée, mais la périphérie de Niamey est possible à certaines conditions.
Alors, là quelle journée. Complètement baigné dans une autre culture, sans aucun repère. Honnêtement, j’étais bouche baie d’une certaine façon, mais aucunement mal à l’aise. Ils sont vraiment accueillants et il se dégage un certain respect des deux côtés. Notre mission (j’aime bien la sonorité de ce mot), farce à part, s’en était une. Alors donc, nous allions distribuer du matériel scolaire, offert par Oxfam, dans trois écoles, faire l’inventaire du matériel remis et recueillir de l’information à partir d’un questionnaire établit auprès de trois groupes (élèves, parents et enseignants). J’ai beaucoup observé et j’ai participé. On m’a offert de relever les informations auprès d’un groupe d’enseignants. Je n’arriverai pas à trouver les mots justes, il faut le vivre. Ces enseignants sont totalement dévoués avec tellement peu de moyens. Ils y croient, tout simplement. Il y a eu aussi un autre moment magique. Environ cinquante enfants se sont approchés de moi pour finalement presque m encerclé. J’ai commencé à faire, vous savez quand on tape dans la main de l’autre et un vent de rire c’est propagé. Alors là, j’ai levé les mains dans les airs et ils ont tous fait le même geste. Wow! Vraiment magique. Ma journée c’est terminée par une visite chez une des enseignantes qui vie dans le village tout à côté de l’école. Je vous dis village, c’est vite dit. Oui, y’a des gens qui en arrachent chez nous, mais ici c’est la majorité Sa fille de 20 ans venait d’accoucher d’une petite fille, il y a de ça trois jours. L’enseignante était très heureuse et très fière de nous présenter sa petite fille. En la quittant, elle m’a remercié d’avoir accepté de venir chez elle. OUF! Je suis sortie de là ébranlée, mais reconnaissante. Je peux vous dire que ces images sont marquées dans ma mémoire pour le reste de ma vie. Je peux vous dire aussi que je suis retournée à la maison ravie, mais complètement vidée.
Vous aurez des photos bientôt. François en a pris au Grand Hôtel et en périphérie.
vendredi 30 octobre 2009
Une super journée
Hier, j’ai vraiment eu une belle journée. J’avais envie de la partager. Il faut être réaliste, y’en aura des moins bonnes. En plus, dans un univers aussi nouveau et aussi différent, on ne peut pas faire autrement que de se regarder aller et de s’observer. Je me suis donc mis à réfléchir et à me questionner sur un de mes comportements et pourquoi, s’en était ainsi.
Bon, je commence avec la bonne journée. Comme convenu, j’ai rencontré Ramatou vers 14h00. Suivi de la rencontre avec M Amadou. Je dois vous dire que M. Amadou est presqu’aveugle. Je lui ai donc fait la lecture en apportant quelques explications. J’ai appris des équivalences à notre terminologie. Un bailleur de fonds pour eux c’est un partenaire financier et j’avoue, que je préfère. L’État, les ministères, les autorités locales, ici, on les appelle les partenaires techniques. Pas mal, non plus. Mon plan de travail est approuvé. Je propose qu’on se laisse de la flexibilité. On va apprendre à se connaître. C’est un peu un « work and progress ». Ils me reviennent lundi avec la confirmation des dates de formation. On a déjà déterminé les participants. Mission accomplie, en ce sens, que j’étais très à l’aise et la communication était bonne.
En plus aujourd’hui, j’ai eu l’impression de faire encore plus partie de la vie nigérienne. Je suis retournée à la maison pour le lunch, j’ai pris une douche et je suis repartie chez ADD. J’ai fait ce qu’ils font à peu près tous. Ma journée de travail ressemble à : 9h00 chez ADD, départ luncher vers 12h30, retour chez ADD vers 14h00, retour à la maison autour de 17h00. C’est agréable.
Et puis, ma réflexion. J’ai réalisé que j’étais plus à l’aise d’appeler le président M. Amadou qu’Amadou. Même si lui-même prend plaisir à informer les gens qu’il me présente, qu’au Canada, on ne dit pas madame ou monsieur, on appelle les gens par leur prénom. D’ailleurs, il m’appelle Marie. Et pourquoi? En fait, c’est assez simple. À mes yeux, il fait parti des acteurs qui travaille d’arrache pied pour supporter ses pairs à améliorer leurs sorts et ce, dans des conditions très difficiles. À mes yeux, je lui doit ce respect.
Je vous ai parlé de cette chaleur suffocante et accablante et bien, elle peut nous créer des petites complications. Je vous explique. Je me suis faite quelques petites égratignures sur les avant bras avec mon sac à dos, Au lieu de se résorber après quelques jours, le tout a viré en plaie avec de l’infection. Tout ça dû au fait que notre peau est constamment humide alors ça ne sèche pas. Donc, une visite à la clinique, un onguent et ADD m’a transféré dans un bureau avec la clim. C’est vraiment rien de grave, mais comme quoi notre peau n’est vraiment pas acclimatée à ce climat. Il faut que je vous dise, par contre, cette chaleur est accompagné souvent d’un super ciel bleu. Tous les matins, je déjeune sur la terrasse avec les chants des petits oiseaux. Non, on est vraiment pas à plaindre.
Bon, je commence avec la bonne journée. Comme convenu, j’ai rencontré Ramatou vers 14h00. Suivi de la rencontre avec M Amadou. Je dois vous dire que M. Amadou est presqu’aveugle. Je lui ai donc fait la lecture en apportant quelques explications. J’ai appris des équivalences à notre terminologie. Un bailleur de fonds pour eux c’est un partenaire financier et j’avoue, que je préfère. L’État, les ministères, les autorités locales, ici, on les appelle les partenaires techniques. Pas mal, non plus. Mon plan de travail est approuvé. Je propose qu’on se laisse de la flexibilité. On va apprendre à se connaître. C’est un peu un « work and progress ». Ils me reviennent lundi avec la confirmation des dates de formation. On a déjà déterminé les participants. Mission accomplie, en ce sens, que j’étais très à l’aise et la communication était bonne.
En plus aujourd’hui, j’ai eu l’impression de faire encore plus partie de la vie nigérienne. Je suis retournée à la maison pour le lunch, j’ai pris une douche et je suis repartie chez ADD. J’ai fait ce qu’ils font à peu près tous. Ma journée de travail ressemble à : 9h00 chez ADD, départ luncher vers 12h30, retour chez ADD vers 14h00, retour à la maison autour de 17h00. C’est agréable.
Et puis, ma réflexion. J’ai réalisé que j’étais plus à l’aise d’appeler le président M. Amadou qu’Amadou. Même si lui-même prend plaisir à informer les gens qu’il me présente, qu’au Canada, on ne dit pas madame ou monsieur, on appelle les gens par leur prénom. D’ailleurs, il m’appelle Marie. Et pourquoi? En fait, c’est assez simple. À mes yeux, il fait parti des acteurs qui travaille d’arrache pied pour supporter ses pairs à améliorer leurs sorts et ce, dans des conditions très difficiles. À mes yeux, je lui doit ce respect.
Je vous ai parlé de cette chaleur suffocante et accablante et bien, elle peut nous créer des petites complications. Je vous explique. Je me suis faite quelques petites égratignures sur les avant bras avec mon sac à dos, Au lieu de se résorber après quelques jours, le tout a viré en plaie avec de l’infection. Tout ça dû au fait que notre peau est constamment humide alors ça ne sèche pas. Donc, une visite à la clinique, un onguent et ADD m’a transféré dans un bureau avec la clim. C’est vraiment rien de grave, mais comme quoi notre peau n’est vraiment pas acclimatée à ce climat. Il faut que je vous dise, par contre, cette chaleur est accompagné souvent d’un super ciel bleu. Tous les matins, je déjeune sur la terrasse avec les chants des petits oiseaux. Non, on est vraiment pas à plaindre.
mercredi 28 octobre 2009
La vie ici
Ce week-end, j’ai eu l’opportunité d’être invité à un dîner chez une québécoise, Sylvie Trudel, qui vit ici depuis dix ans. C’est François qui me l’a présenté. Nous étions un groupe d’environ dix personnes dont trois québécoises qui sont ici trois semaines pour faire de la formation en concertation, une américaine infirmière mariée à un nigérien dermatologue et des nigériens qui travaillent à l’EIP, l’organisme dirigé par Sylvie. Elle a une cuisinière exceptionnelle. Nous avons mangé un bon couscous. Je vous avoue que cela m’a fait beaucoup de bien de sortir de la maison et de rencontrer des gens. La soirée fût très agréable.
Je vous parle un peu de son projet parce que c’est tout à fait extraordinaire, en tout cas à mes yeux. Il existe une mauvaise herbe d’eau nommée jacinthe d’eau qu’on retrouve un peu partout sur la planète à l’exception des pays comme chez nous. Cette plante se reproduit à une vitesse phénoménale et affecte drastiquement l’écosystème des eaux dont le fleuve du Niger. Avec la collaboration d’un québécois passionné, ils ont découverts que ce fléau pouvait finalement devenir une matière importante pour améliorer la vie et la santé des populations et contrer l’abattage des arbres qui accélère la désertification. Comment et bien, cette plante se transforme en un compost très riche pour l’agriculture. Et de plus, si elle est séchée et bien compressée, on peut produire des briquettes qui remplaceraient le charbon, ce dernier étant très nocif pour la santé et très polluant. Ils ont fait de petits tests et ça fonctionne. Ils ont même développé un outil très simple qui permet de récupérer la jacinthe sans avoir à rentrer dans cette eau très polluée. Il reste à développé l’outil qui pourra compresser efficacement la jacinthe séchée afin que la durée des briquettes soit comparable au charbon. C’est sûr qu’il reste beaucoup de boulot, mais c’est un projet réaliste et exportable. Drôle d’hasard, quelques mois, avant de quitter le Québec, j’ai vu un reportage sur Radio-Canada qui parlait du projet, mais je n’avais pas réalisé qu’on parlait du Niger.
Dimanche, la chaleur étant toujours aussi suffocante, Je suis allée m’installer à la piscine du Grand Hôtel. L’Hôtel est situé sur le bord du fleuve. La vue est très belle et il y a toujours une petite brise. En soirée, François m’a amené dans un bar nigérien. À part les serveuses, il n’y a que des hommes. Une grande terrasse extérieure avec musique local et des télés pour les amateurs de soccer. On s’est aussi rendu à cet endroit parce qu’il y a un cuisinier super gentil à l’extérieur, Michel, qui cuisine de bonnes grillades de toute sorte à un prix ridiculement bas soit vingt cinq sous la brochette. Ce soir là, au menu, brochettes de foie de poulet et du pigeon. J’ai goûté au pigeon, mais trop coriace pour moi. Ça n’a pas mauvais goût, mais je passe mon tour. Par contre, le foie était bon, mais un peu trop cuit. Mais ici, il est préférable de manger plus cuit que pas assez. Il en va de notre santé.
Lundi retour au boulot. C’est toujours aussi calme. J’avance bien dans mon plan de travail et la préparation de mes formations. J’ai vu Ramatou hier, je lui ai présenté mon plan et cela semblait la satisfaire. On se revoit jeudi matin pour établir un échéancier et nous présenterons le tout à Amadou, le président.
Vous vous dites probablement que je n’exprime pas beaucoup sur mon entourage, sur la vie ici, mais je vous avouerai que c’est difficile de trouver les mots justes. D’un côté, c’est d’une pauvreté extrêmement désolante, mais d’un autre côté, ils font avec. Ils gardent le sourire et sont très respectueux à notre égard. Oui, on voit des gens dans la rue qui mendient, mais rarement on se fait interpeller. Plus les jours passent et plus je me sens comme chez moi. Selon moi, les images valent mille mots. Et j’espère vous envoyer, très prochainement des photos. Comme vous savez je n’ai plus de caméra et en plus prendre des photos ici, ce n’est pas très bien vu. François attend la confirmation d’un contrat qui nécessitera la prise de plusieurs photos. Alors, on se croise les doigts, cela nous donnera la chance d’avoir des photos et de les partager.
Pour terminer, une bonne nouvelle pour moi, j’ai maintenant accès à l’internet au bureau. Je peux donc communiquer plus facilement avec vous tous et sans frais en plus.
Je vous parle un peu de son projet parce que c’est tout à fait extraordinaire, en tout cas à mes yeux. Il existe une mauvaise herbe d’eau nommée jacinthe d’eau qu’on retrouve un peu partout sur la planète à l’exception des pays comme chez nous. Cette plante se reproduit à une vitesse phénoménale et affecte drastiquement l’écosystème des eaux dont le fleuve du Niger. Avec la collaboration d’un québécois passionné, ils ont découverts que ce fléau pouvait finalement devenir une matière importante pour améliorer la vie et la santé des populations et contrer l’abattage des arbres qui accélère la désertification. Comment et bien, cette plante se transforme en un compost très riche pour l’agriculture. Et de plus, si elle est séchée et bien compressée, on peut produire des briquettes qui remplaceraient le charbon, ce dernier étant très nocif pour la santé et très polluant. Ils ont fait de petits tests et ça fonctionne. Ils ont même développé un outil très simple qui permet de récupérer la jacinthe sans avoir à rentrer dans cette eau très polluée. Il reste à développé l’outil qui pourra compresser efficacement la jacinthe séchée afin que la durée des briquettes soit comparable au charbon. C’est sûr qu’il reste beaucoup de boulot, mais c’est un projet réaliste et exportable. Drôle d’hasard, quelques mois, avant de quitter le Québec, j’ai vu un reportage sur Radio-Canada qui parlait du projet, mais je n’avais pas réalisé qu’on parlait du Niger.
Dimanche, la chaleur étant toujours aussi suffocante, Je suis allée m’installer à la piscine du Grand Hôtel. L’Hôtel est situé sur le bord du fleuve. La vue est très belle et il y a toujours une petite brise. En soirée, François m’a amené dans un bar nigérien. À part les serveuses, il n’y a que des hommes. Une grande terrasse extérieure avec musique local et des télés pour les amateurs de soccer. On s’est aussi rendu à cet endroit parce qu’il y a un cuisinier super gentil à l’extérieur, Michel, qui cuisine de bonnes grillades de toute sorte à un prix ridiculement bas soit vingt cinq sous la brochette. Ce soir là, au menu, brochettes de foie de poulet et du pigeon. J’ai goûté au pigeon, mais trop coriace pour moi. Ça n’a pas mauvais goût, mais je passe mon tour. Par contre, le foie était bon, mais un peu trop cuit. Mais ici, il est préférable de manger plus cuit que pas assez. Il en va de notre santé.
Lundi retour au boulot. C’est toujours aussi calme. J’avance bien dans mon plan de travail et la préparation de mes formations. J’ai vu Ramatou hier, je lui ai présenté mon plan et cela semblait la satisfaire. On se revoit jeudi matin pour établir un échéancier et nous présenterons le tout à Amadou, le président.
Vous vous dites probablement que je n’exprime pas beaucoup sur mon entourage, sur la vie ici, mais je vous avouerai que c’est difficile de trouver les mots justes. D’un côté, c’est d’une pauvreté extrêmement désolante, mais d’un autre côté, ils font avec. Ils gardent le sourire et sont très respectueux à notre égard. Oui, on voit des gens dans la rue qui mendient, mais rarement on se fait interpeller. Plus les jours passent et plus je me sens comme chez moi. Selon moi, les images valent mille mots. Et j’espère vous envoyer, très prochainement des photos. Comme vous savez je n’ai plus de caméra et en plus prendre des photos ici, ce n’est pas très bien vu. François attend la confirmation d’un contrat qui nécessitera la prise de plusieurs photos. Alors, on se croise les doigts, cela nous donnera la chance d’avoir des photos et de les partager.
Pour terminer, une bonne nouvelle pour moi, j’ai maintenant accès à l’internet au bureau. Je peux donc communiquer plus facilement avec vous tous et sans frais en plus.
jeudi 22 octobre 2009
La rentrée officielle au travail
Depuis mercredi, j’ai officiellement intégré le bureau d’ADD. Ils viennent tout juste de déménager dans de nouveaux espaces. J’ai l’impression, mais je peux me tromper, que cette maison a probablement appartenu à des dignitaires ou à des gens qui avaient des moyens. La maison est grande, la cuisine fait partie de la maison et dans le jardin, il y a une piscine. Je vous entends réagir, HA! C’est super. Détrompez-vous, elle est vide et le restera.
J’ai eu droit à un accueil très chaleureux. La majorité, si ce n’est la totalité, des membres de l’équipe ADD sont des Peuls. Ils sont reconnus pour être des gens discrets et selon certain, les plus intelligents. Je ne m’engagerai pas sur ce terrain de comparaison. De toute façon, avant de connaître toutes les ethnies et de pouvoir les comparer, j’en aurais pour le reste de ma vie et encore. En fait cela n’a pas d’importance, c’était qu’une petite anecdote.
Mon intégration a débuté avec une rencontre assez brève avec le président Amadou Boubacar. Un homme attachant et souriant. Il a rapidement voulu me faire savoir que ma présence était très attendue et qu’il voulait pouvoir profiter au maximum de l’expérience que j’avais acquise. Même si ce n’est pas le cas, on sent une certaine pression. Surtout que j’arrive après la venue d’un homme expérimenté, Richard Côté, qui est très respecté ici et qui n’en est pas à sa première expérience en coopération et avec ADD. Par contre, je retiens le conseil de Richard lorsque je l’ai rencontré chez nous, reste réaliste, ne te mets pas la barre trop haute. Au bout du compte, c’est nous qui nous mettons le plus de pression.
Les journées de travail sont actuellement plutôt tranquilles. Je dois rédiger mon plan de travail à soumettre au président et au CCI. Ce plan doit se faire conjointement avec Ramatou, une collègue de travail adorable, mais elle est actuellement en région pour un projet alors j’attends son retour vendredi. Probablement que cela se fera au début de la semaine prochaine. Ici, on prend son temps, rien ne presse. Et je vous avoue, je n’ai pas trop de difficulté à m’habituer à ce rythme de travail.
Je suis installée, avec Ramatou, dans un bureau avec une grande fenêtre. On n’a pas de vue comme telle, mais c’est bien correct. Pour l’instant le climatiseur n’est pas branché, mais par chance, j’ai un ventilateur enligné directement sur moi. Entre temps, je rédige le contenu de la première formation que j’envisage faire avec eux.
J’ai déjà mes petites habitudes. Je sors luncher dans une petite pâtisserie, tenue par des libanais je crois, c’est très bon. Les brioches sont excellentes. Je retourne tranquillement à la maison vers 16h00. Une bonne douche, suivi, pas toujours, d’un bon verre de blanc frais. Et oui, à mon grand bonheur, on trouve du bon vin, blanc et rouge, entre 4$ et 6$ la bouteille. Faut bien savoir se gâter un peu.
J’ai eu droit à un accueil très chaleureux. La majorité, si ce n’est la totalité, des membres de l’équipe ADD sont des Peuls. Ils sont reconnus pour être des gens discrets et selon certain, les plus intelligents. Je ne m’engagerai pas sur ce terrain de comparaison. De toute façon, avant de connaître toutes les ethnies et de pouvoir les comparer, j’en aurais pour le reste de ma vie et encore. En fait cela n’a pas d’importance, c’était qu’une petite anecdote.
Mon intégration a débuté avec une rencontre assez brève avec le président Amadou Boubacar. Un homme attachant et souriant. Il a rapidement voulu me faire savoir que ma présence était très attendue et qu’il voulait pouvoir profiter au maximum de l’expérience que j’avais acquise. Même si ce n’est pas le cas, on sent une certaine pression. Surtout que j’arrive après la venue d’un homme expérimenté, Richard Côté, qui est très respecté ici et qui n’en est pas à sa première expérience en coopération et avec ADD. Par contre, je retiens le conseil de Richard lorsque je l’ai rencontré chez nous, reste réaliste, ne te mets pas la barre trop haute. Au bout du compte, c’est nous qui nous mettons le plus de pression.
Les journées de travail sont actuellement plutôt tranquilles. Je dois rédiger mon plan de travail à soumettre au président et au CCI. Ce plan doit se faire conjointement avec Ramatou, une collègue de travail adorable, mais elle est actuellement en région pour un projet alors j’attends son retour vendredi. Probablement que cela se fera au début de la semaine prochaine. Ici, on prend son temps, rien ne presse. Et je vous avoue, je n’ai pas trop de difficulté à m’habituer à ce rythme de travail.
Je suis installée, avec Ramatou, dans un bureau avec une grande fenêtre. On n’a pas de vue comme telle, mais c’est bien correct. Pour l’instant le climatiseur n’est pas branché, mais par chance, j’ai un ventilateur enligné directement sur moi. Entre temps, je rédige le contenu de la première formation que j’envisage faire avec eux.
J’ai déjà mes petites habitudes. Je sors luncher dans une petite pâtisserie, tenue par des libanais je crois, c’est très bon. Les brioches sont excellentes. Je retourne tranquillement à la maison vers 16h00. Une bonne douche, suivi, pas toujours, d’un bon verre de blanc frais. Et oui, à mon grand bonheur, on trouve du bon vin, blanc et rouge, entre 4$ et 6$ la bouteille. Faut bien savoir se gâter un peu.
lundi 19 octobre 2009
Dèjà une semaine

Et bien, déjà une semaine de passé. J’apprivoise tranquillement Niamey. J’avoue que j’ai un peu de difficulté avec mon orientation, mais mon cher guide François m’encourage. Il lui a fallu au moins deux mois pour vraiment être à l’aise.
La température est toujours aussi suffocante. Je parlais d’au moins deux douches par jour, mais je vous dirais que trois ou quatre est plus juste. Mercredi soir nous avons eu droit à une pluie diluvienne avec tonnerre et éclair, du jamais vu ici en octobre. On aurait pu penser que cela atténuerait la chaleur et non, c’était pire le lendemain. Le changement climatique se fait sentir sérieusement partout sur la planète. Un degré en octobre à Montréal, on s’entend que ce n’est pas normal non plus.
J’ai fait la connaissance d’un jeune designer nigérien du nom de Momo, et aujourd’hui, nous sommes allés au marché Wadata tout près de notre villa pour acheter du tissu. Il a gentilment accepté de nous confectionner une toile qui nous permettra de faire de l’ombre sur notre terrasse.
Je devais commencer à travailler lundi, mais finalement je joindrai l’équipe ADD seulement mercredi. Mardi c’est les élections et c’est congé pour tous. Je vous avoue que j’ai vraiment hâte de me mettre à la tâche. C’est très bien qu’on nous laisse du temps pour s’acclimater, mais après dix jours, je suis prête à travailler.
J’aurais aimé vous envoyer des photos régulièrement, mais malheureusement ma caméra a rendu l’âme hier. François a réalisé un petit montage pour moi. Cela vous permettra de voir le décor dans lequel je vis en plus de vous permettre d’associer un visage au François dont je parle et Moussa notre gentil gardien.
À bientôt.
La température est toujours aussi suffocante. Je parlais d’au moins deux douches par jour, mais je vous dirais que trois ou quatre est plus juste. Mercredi soir nous avons eu droit à une pluie diluvienne avec tonnerre et éclair, du jamais vu ici en octobre. On aurait pu penser que cela atténuerait la chaleur et non, c’était pire le lendemain. Le changement climatique se fait sentir sérieusement partout sur la planète. Un degré en octobre à Montréal, on s’entend que ce n’est pas normal non plus.
J’ai fait la connaissance d’un jeune designer nigérien du nom de Momo, et aujourd’hui, nous sommes allés au marché Wadata tout près de notre villa pour acheter du tissu. Il a gentilment accepté de nous confectionner une toile qui nous permettra de faire de l’ombre sur notre terrasse.
Je devais commencer à travailler lundi, mais finalement je joindrai l’équipe ADD seulement mercredi. Mardi c’est les élections et c’est congé pour tous. Je vous avoue que j’ai vraiment hâte de me mettre à la tâche. C’est très bien qu’on nous laisse du temps pour s’acclimater, mais après dix jours, je suis prête à travailler.
J’aurais aimé vous envoyer des photos régulièrement, mais malheureusement ma caméra a rendu l’âme hier. François a réalisé un petit montage pour moi. Cela vous permettra de voir le décor dans lequel je vis en plus de vous permettre d’associer un visage au François dont je parle et Moussa notre gentil gardien.
À bientôt.
mardi 13 octobre 2009
Arrivée à destination
Bonjour à tous,
J’aurais bien aimé mettre mon texte hier, mais pas de connexion possible de l’après-midi et de la soirée.
Je suis arrivée à destination sans aucune complication par contre le transit à Casablanca ne sait pas passer comme je l’avais imaginé. Royal Air Maroc n’a plus d’entente avec l’hôtel sur le bord de la mer. On nous a donc installés en plein cœur du centre-ville dont tu ne profites pas vraiment dû beaucoup à la fatigue. J’ai par contre rencontré des gens sympathiques; un étudiant sénégalais qui vit à Montréal, des hommes d’affaire de Tunisie et de la Tanzanie. La température étant très clémente, j’ai marché dans les alentours et j’ai profité de ma chambre pour faire une bonne sieste de trois heures qui m’a remis d’aplomb pour poursuivre le voyage. Je suis donc arrivée à Niamey en pleine nuit comme prévu. J’ai fait la connaissance de deux membres de l’équipe ADD qui ont eu la gentillesse de se lever aux petites heures pour venir m’accueillir. Mon coloc m’attendait avec une bonne bouteille de vin. C’est spécial de prendre un verre à cette heure mais en fait pour moi il était 22h00. Je suis très chanceuse que François soit là. Il facilite mon intégration. Ce n’est pas évident d’arriver dans une ville comme Niamey avec aucun repert.
Nous sommes installés dans une petite villa fort agréable avec un jardin entouré d’arbres et de plantes. J’ajouterai des photos bientôt. Premier constat, il fait fichement chaud. Pour ceux qui me connaissent bien savent que j’aime la chaleur, mais là j’avoue que cela dépasse mon entendement. Minimum deux douches par jour si ce n’est pas trois. En tout cas, on est pas mal propre.
Pour la première journée, dimanche, François m’a amené au petit marché et à l’épicerie afin que nous fassions nos provisions pour les jours à venir. Comme tout bon marché qui se respecte en Afrique, un tourbillon de monde et de produits de toute sorte. Avec la fatigue, c’est un choc de voir toute cette activité et surtout de te retrouver en minorité. Ici, tous les déplacements se font en taxi, il y en a partout. Avec la chaleur et le soleil qui te tape dessus, la marche est assez difficile. Le reste de la journée fût principalement consacré à m’installer, à faire une sieste pour se terminer avec une succulente sauce à spaghetti préparé par François.
Aujourd’hui lundi, j’ai fait la connaissance de Moussa. Moussa est notre gardien, il s’occupe également d’entretenir l’extérieur, de faire le lavage des vêtements et de la vaisselle. Je vous entends réagir et non, on ne fait pas pitié mais c’est indispensable. Un petit monsieur très sympathique et très souriant. Ensuite, ADD sont venus nous chercher pour un petit tour de ville et surtout pour que je puisse régler certains détails comme le visa, la banque et faire acte de présence à l’ambassade. Retour à la maison vers 16h00 pour une douche et une sieste bien méritée.
C’est difficile pour le moment de vous donner mes impressions de Niamey et des gens. Il me faut encore quelques jours mais, je peux dire qu’à première vue c’est une ville pleine d’action, mais pas agressante. C’est sûr que c’est une ville pauvre et qu’on te sollicite de toute part pour te vendre à peut près tout. Du monde, il y en a partout et de tout âge. Tout le monde te salut et te sourit, mais je ne me sens pas encore assez sûre de moi pour circuler seule. Autre petit détail, à part les routes goudronnées tout est de sable de teinte rouge. On sent bien que le désert n’est pas loin. Plus de détails à venir dans les prochains jours et les prochaines semaines.
Je vous laisse là-dessus.
Je vous salue tous.
J’aurais bien aimé mettre mon texte hier, mais pas de connexion possible de l’après-midi et de la soirée.
Je suis arrivée à destination sans aucune complication par contre le transit à Casablanca ne sait pas passer comme je l’avais imaginé. Royal Air Maroc n’a plus d’entente avec l’hôtel sur le bord de la mer. On nous a donc installés en plein cœur du centre-ville dont tu ne profites pas vraiment dû beaucoup à la fatigue. J’ai par contre rencontré des gens sympathiques; un étudiant sénégalais qui vit à Montréal, des hommes d’affaire de Tunisie et de la Tanzanie. La température étant très clémente, j’ai marché dans les alentours et j’ai profité de ma chambre pour faire une bonne sieste de trois heures qui m’a remis d’aplomb pour poursuivre le voyage. Je suis donc arrivée à Niamey en pleine nuit comme prévu. J’ai fait la connaissance de deux membres de l’équipe ADD qui ont eu la gentillesse de se lever aux petites heures pour venir m’accueillir. Mon coloc m’attendait avec une bonne bouteille de vin. C’est spécial de prendre un verre à cette heure mais en fait pour moi il était 22h00. Je suis très chanceuse que François soit là. Il facilite mon intégration. Ce n’est pas évident d’arriver dans une ville comme Niamey avec aucun repert.
Nous sommes installés dans une petite villa fort agréable avec un jardin entouré d’arbres et de plantes. J’ajouterai des photos bientôt. Premier constat, il fait fichement chaud. Pour ceux qui me connaissent bien savent que j’aime la chaleur, mais là j’avoue que cela dépasse mon entendement. Minimum deux douches par jour si ce n’est pas trois. En tout cas, on est pas mal propre.
Pour la première journée, dimanche, François m’a amené au petit marché et à l’épicerie afin que nous fassions nos provisions pour les jours à venir. Comme tout bon marché qui se respecte en Afrique, un tourbillon de monde et de produits de toute sorte. Avec la fatigue, c’est un choc de voir toute cette activité et surtout de te retrouver en minorité. Ici, tous les déplacements se font en taxi, il y en a partout. Avec la chaleur et le soleil qui te tape dessus, la marche est assez difficile. Le reste de la journée fût principalement consacré à m’installer, à faire une sieste pour se terminer avec une succulente sauce à spaghetti préparé par François.
Aujourd’hui lundi, j’ai fait la connaissance de Moussa. Moussa est notre gardien, il s’occupe également d’entretenir l’extérieur, de faire le lavage des vêtements et de la vaisselle. Je vous entends réagir et non, on ne fait pas pitié mais c’est indispensable. Un petit monsieur très sympathique et très souriant. Ensuite, ADD sont venus nous chercher pour un petit tour de ville et surtout pour que je puisse régler certains détails comme le visa, la banque et faire acte de présence à l’ambassade. Retour à la maison vers 16h00 pour une douche et une sieste bien méritée.
C’est difficile pour le moment de vous donner mes impressions de Niamey et des gens. Il me faut encore quelques jours mais, je peux dire qu’à première vue c’est une ville pleine d’action, mais pas agressante. C’est sûr que c’est une ville pauvre et qu’on te sollicite de toute part pour te vendre à peut près tout. Du monde, il y en a partout et de tout âge. Tout le monde te salut et te sourit, mais je ne me sens pas encore assez sûre de moi pour circuler seule. Autre petit détail, à part les routes goudronnées tout est de sable de teinte rouge. On sent bien que le désert n’est pas loin. Plus de détails à venir dans les prochains jours et les prochaines semaines.
Je vous laisse là-dessus.
Je vous salue tous.
jeudi 8 octobre 2009
Moins de 48 heures
Moins de 48 heures avant mon départ. Je ne vous cacherai pas qu'il y a de la fébrilité dans l'air. D'ici là, je dois terminer mes bagages (le casse-tête parce que je devrai faire des choix), faire les dernières petites courses et malheureusement, une visite chez le dentiste. Et oui, depuis hier, un mal de gencives. Ce n'est probablement pas très grave mais, vaut mieux aller vérifier.
J'ai profité des dernières semaines pour voir ma famille, mes amis et manger tout ce qui pouvait me tenter. Je suis pleinement comblée.
L'avion quitte le sol demain à 20h05. Le voyage sera long puisque je suis en transit à Casanblanca pendant 16 heures mais, en même temps, j'aurai probablement la chance de faire connaissance avec cette ville que je n'ai jamais visitée. Royal Air Maroc nous offre un hébergement dont l'un des deux hôtels est au bord de la mer et pas très loin de la majestueuse Grande Mosquée Nannan II. Je vous assure que j'userai de tout mon charme pour qu'ils acceptent de m'envoyer à cet endroit. Comme quoi on peut toujours tirer avantage d'une situation, qui au départ, peut paraître déplaisante. Je repars à 23h00 et j'arriverai à Niamey en pleine nuit à 3h30 du matin. OUF! Je n'ai pas hâte de voir dans quel état je serai. Le temps de récupération est un peut plus à mon âge. Je ne m'en fait pas trop, j'aurai du temps pour récupérer. On nous laisse quelques jours pour s'adapter à notre nouvel environnement. De plus, mon adaptation sera facilité par l'accueil de mon coloc, François, qui est sur place depuis quelques mois.
C'est donc parti pour une grande et nouvelle aventure. Je suis fin prête.
Je ne connais pas les facilités internet mais, je vais tout faire pour actualiser mon blog le plus régulièrement possible. Et sachez que vos courriels seront les bienvenus. C'est toujours excitant de voir que tu as des messages dans ta boîte courriel.
Je vous souhaites un bel automne.
Je vous salue et vous dit à très bientôt.
Sai anjima (au revoir en Houassa)
J'ai profité des dernières semaines pour voir ma famille, mes amis et manger tout ce qui pouvait me tenter. Je suis pleinement comblée.
L'avion quitte le sol demain à 20h05. Le voyage sera long puisque je suis en transit à Casanblanca pendant 16 heures mais, en même temps, j'aurai probablement la chance de faire connaissance avec cette ville que je n'ai jamais visitée. Royal Air Maroc nous offre un hébergement dont l'un des deux hôtels est au bord de la mer et pas très loin de la majestueuse Grande Mosquée Nannan II. Je vous assure que j'userai de tout mon charme pour qu'ils acceptent de m'envoyer à cet endroit. Comme quoi on peut toujours tirer avantage d'une situation, qui au départ, peut paraître déplaisante. Je repars à 23h00 et j'arriverai à Niamey en pleine nuit à 3h30 du matin. OUF! Je n'ai pas hâte de voir dans quel état je serai. Le temps de récupération est un peut plus à mon âge. Je ne m'en fait pas trop, j'aurai du temps pour récupérer. On nous laisse quelques jours pour s'adapter à notre nouvel environnement. De plus, mon adaptation sera facilité par l'accueil de mon coloc, François, qui est sur place depuis quelques mois.
C'est donc parti pour une grande et nouvelle aventure. Je suis fin prête.
Je ne connais pas les facilités internet mais, je vais tout faire pour actualiser mon blog le plus régulièrement possible. Et sachez que vos courriels seront les bienvenus. C'est toujours excitant de voir que tu as des messages dans ta boîte courriel.
Je vous souhaites un bel automne.
Je vous salue et vous dit à très bientôt.
Sai anjima (au revoir en Houassa)
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