Depuis mercredi, j’ai officiellement intégré le bureau d’ADD. Ils viennent tout juste de déménager dans de nouveaux espaces. J’ai l’impression, mais je peux me tromper, que cette maison a probablement appartenu à des dignitaires ou à des gens qui avaient des moyens. La maison est grande, la cuisine fait partie de la maison et dans le jardin, il y a une piscine. Je vous entends réagir, HA! C’est super. Détrompez-vous, elle est vide et le restera.
J’ai eu droit à un accueil très chaleureux. La majorité, si ce n’est la totalité, des membres de l’équipe ADD sont des Peuls. Ils sont reconnus pour être des gens discrets et selon certain, les plus intelligents. Je ne m’engagerai pas sur ce terrain de comparaison. De toute façon, avant de connaître toutes les ethnies et de pouvoir les comparer, j’en aurais pour le reste de ma vie et encore. En fait cela n’a pas d’importance, c’était qu’une petite anecdote.
Mon intégration a débuté avec une rencontre assez brève avec le président Amadou Boubacar. Un homme attachant et souriant. Il a rapidement voulu me faire savoir que ma présence était très attendue et qu’il voulait pouvoir profiter au maximum de l’expérience que j’avais acquise. Même si ce n’est pas le cas, on sent une certaine pression. Surtout que j’arrive après la venue d’un homme expérimenté, Richard Côté, qui est très respecté ici et qui n’en est pas à sa première expérience en coopération et avec ADD. Par contre, je retiens le conseil de Richard lorsque je l’ai rencontré chez nous, reste réaliste, ne te mets pas la barre trop haute. Au bout du compte, c’est nous qui nous mettons le plus de pression.
Les journées de travail sont actuellement plutôt tranquilles. Je dois rédiger mon plan de travail à soumettre au président et au CCI. Ce plan doit se faire conjointement avec Ramatou, une collègue de travail adorable, mais elle est actuellement en région pour un projet alors j’attends son retour vendredi. Probablement que cela se fera au début de la semaine prochaine. Ici, on prend son temps, rien ne presse. Et je vous avoue, je n’ai pas trop de difficulté à m’habituer à ce rythme de travail.
Je suis installée, avec Ramatou, dans un bureau avec une grande fenêtre. On n’a pas de vue comme telle, mais c’est bien correct. Pour l’instant le climatiseur n’est pas branché, mais par chance, j’ai un ventilateur enligné directement sur moi. Entre temps, je rédige le contenu de la première formation que j’envisage faire avec eux.
J’ai déjà mes petites habitudes. Je sors luncher dans une petite pâtisserie, tenue par des libanais je crois, c’est très bon. Les brioches sont excellentes. Je retourne tranquillement à la maison vers 16h00. Une bonne douche, suivi, pas toujours, d’un bon verre de blanc frais. Et oui, à mon grand bonheur, on trouve du bon vin, blanc et rouge, entre 4$ et 6$ la bouteille. Faut bien savoir se gâter un peu.
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