lundi 30 novembre 2009

LA TABASKI, VOUS CONNAISSEZ?

Et bien moi avant que Bruno, mon collègue d’université, m’en parle et me montre des photos ça me disait absolument rien. Pour ceux que ça intéresse j’ai trouvé un texte qui explique bien l’origine de cette fête aussi appelé « Fête du sacrifice » ou « Fête du mouton ». Ne vous inquiétez pas, avant de vous le soumettre, j’ai vérifié auprès des nigériens l’exactitude de ce qui était écrit.
« Cette fête commémore la soumission d'Ibrahim à Dieu, symbolisée par l'épisode où il acceptait d'immoler son fils Ismaël sur l'ordre d'Allah, celui-ci envoyant au dernier moment un mouton par l'entremise de l'archange Gabriel pour remplacer l'enfant comme offrande sacrificielle. En souvenir de cette soumission totale d'Ibrahim à Dieu, les familles musulmanes sacrifient un mouton ou un bélier, mais parfois d'autres animaux comme des vaches ou des chèvres, en l'égorgeant, couché sur le flanc gauche et la tête tournée vers La Mecque, après la prière et le sermon de l'aïd. »
Maintenant dans la réalité, voici comment ça se passe. La journée qui précède la fête, il y une agitation palpable dans toute la ville. Il y a plus de congestion dans les rues surtout près des marchés. Partout, on vend du bois pour le feu ou les grands bâtons de bois pour enfourcher le mouton. On sent vraiment de l’électricité dans l’air. Tout le monde est joyeux. Ça s’en vraiment la fête.
Le jour même après la messe du matin, on se met à la tâche. Ce que je ne sais pas c’est à quel moment qu’on égorge le mouton. Cela dit, après la messe, on retire la peau, on le vide et on l’enfourche sur deux longs bâtons placés en x pour le cuire tranquillement toute la journée. On m’a dit que les moutons sont partagés de la façon suivante : une moitié pour la famille et l’autre moitié est offerte à ceux qui n’ont pas pu s’acheter un mouton. Il faut savoir qu’un mouton s’est pas donné et plusieurs s’endettent et un bon nombre d’entre eux en on vraiment pas les moyens.
Vous imaginez que ça fait pas mal de nourriture d’un seul coup. Ils arrivent à le conserver en le découpant en morceaux et en le mettant dans l’huile.
De voir ces moutons, partout dans la ville, enfourchés à cuire sur la braise c’est assez impressionnant pour nous occidentaux. Il y a un taximan qui m’a demandé si on avait des musulmans au Canada. Il ne comprenait pas qu’ils ne fêtaient pas la Tabaski de cette façon. J’imaginais la scène chez nous, ça m’a bien fait sourire.
Le lendemain, en tout cas dans mon quartier, c’est comme si rien ne c’était passé. Le calme était revenu.

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